Coût de détention des enrubanneuses : la méthode Entraid
Notre grille de calcul transparente pour comparer films, cadences et coûts réels sur 6 ans d'utilisation en cuma.
Dans la plaine toulousaine, les semoirs tournent depuis dix jours. Sur le papier, la campagne démarre bien. Sur les marges, elle commence déjà à saigner. « On sème par habitude, pas par conviction », résume Bernard, 54 ans, installé en Gers.
Le prix du maïs à la moisson s'annonce 14 % en-dessous de la moyenne des cinq dernières années. Le coût de l'intrant, lui, n'a reculé que de 3 %. L'équation est connue, la solution l'est moins.
« Tant qu'on ne redescend pas à 180 € la tonne d'urée, c'est la trésorerie qui sème, pas l'exploitation. »
Selon nos calculs (voir encadré), le point mort du maïs grain irrigué en 2026 s'établit à 201 €/t pour un rendement de 110 q/ha. Soit exactement 5,75 € au-dessus du cours Euronext du jour.
Le mot « cuma » revient dans chaque discussion. La mutualisation du semoir monograine 12 rangs abaisse le coût à l'hectare de 38 %, celle du tracteur principal de 22 %. Mais la mécanique sociale, elle, n'obéit pas aux tableurs.
« Ce qui coûte en cuma, ce n'est pas la machine, c'est le planning », sourit Paul, responsable matériel de la Cuma de l'Adour. Un argument que nos lecteurs connaissent par cœur — et qui explique pourquoi le matériel le plus partagé en France en 2026 reste, encore et toujours, le plus simple à planifier.